Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un adulte devrait consommer 400 grammes de fruits et légumes chaque jour, dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Le rapport Vegocracy, une enquête internationale, menée par Kantar pour le compte de Picadeli, montre que près de la moitié (45%) sont au courant de ces recommandations, mais que seulement 30% ont les moyens pour les suivre.
Pour quelle raison ? Parce que les fruits et légumes sont trop chers ! L’enquête a conclu que près d’un tiers des foyers français ne peut pas se permettre de manger la dose de fruits et légumes recommandés. De plus, 86% affirment qu’elles en mangeraient davantage s’ils étaient plus abordables. Manger sainement est une question de prix. Pour Picadeli, cela ne peut plus durer.
En 2021, l’OMS pointait que 71% des décès dans le monde pouvaient être attribués à des maladies inhérentes au mode de vie : maladies cardiaques, AVC et diabète. Des maladies qu’une consommation régulière de fruits et légumes contribue à éviter.
L’alimentation entre également en ligne de compte lorsque l’on parle de santé mentale. Près de 16% des personnes L’alimentation entre également en ligne de compte lorsque l’on parle de santé mentale. Près de 16% des personnes ne consommant pas les quantités recommandées de fruits et légumes ont été diagnostiquées avec des problèmes de santé mentale, contre 9% pour les personnes suivant les recommandations.
QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR RÉDUIRE L’IMPACT D’UNE MAUVAISE ALIMENTATION AU NIVEAU MONDIAL ?
Beaucoup de consommateurs souhaitent améliorer leur alimentation, mais le coût peut rapidement devenir un obstacle. Chez Picadeli, nous proposons de supprimer la TVA sur les fruits et légumes, pour permettre à toutes et tous d’avoir accès à une alimentation saine et variée. Une solution bénéfique pour la société, qui verrait ses coûts de santé réduits.
La revue médicale britannique The Lancet estime le coût mondial des maladies liées aux modes de vie à 47 milliards de dollars. Des modes de vie plus sains profiteraient non seulement à la santé individuelle, mais aussi à la société de manière générale, qui pourrait mettre cet argent au profit de projets d’intérêts communs.
L’AVION, MOINS TAXÉ QUE LES FRUITS ET LÉGUMES
La France a adopté depuis plusieurs années une politique incitant les citoyens à adopter des modes de vie plus équilibrés, notamment au travers du PNNS et du programme Manger-Bouger. Cependant, la TVA appliquée notamment sur les fruits et légumes ne s’inscrit pas dans la même ligne politique. Alors que les billets d’avion internationaux ne sont soumis à aucune TVA, les fruits et légumes continue d’être taxés à hauteur de 5,5%. Pour encourager les consommateurs à aller vers les fruits et légumes, la TVA devrait être réduite ou supprimée sur ces produits, dont l’impact carbone est bien moindre, un geste pour la planète.
Cette répartition biaisée de la TVA pénalise d’autant plus les foyers les plus précaires, qui prennent moins l’avion : la TVA ne devrait pas être appliquée sur les produits sains.
MANGER SAIN, UN « TRUC DE RICHE » ?
Les recherches montrent que près de 50% des foyers en situation de précarité ne sont pas en mesure de suivre les recommandations nutritionnelles nécessaires à une alimentation saine car les produits sont trop chers. D’après Santé Publique France, les catégories sociales défavorisées sont plus facilement sujettes au diabète. En supprimant la TVA sur les fruits et légumes, Picadeli souhaite faciliter l’accès à des produits entrant dans un régime alimentaire sain.
LE ROYAUME-UNI, UN EXEMPLE DE SUPPRESSION DE LA TVA SUR LES FRUITS ET LÉGUMES
Outre-Manche, les pouvoirs publics ont pris la mesure de la situation, et ont supprimé la TVA sur les fruits et légumes.
Il reste cependant à faire bouger les lignes dans le reste de l’Europe, pour répondre à une situation sanitaire qui se dégrade. Le fait que les pays de l’Union européenne n’aient toujours pas suivi le Royaume-Uni va à l’encontre des principes posés par les 27 dans le cadre de leur stratégie climatique commune.
Pour inverser la tendance et résoudre la crise sanitaire qui se déroule sous nos yeux, il devient urgent d’agir. Politiciens, gouvernements et industriels doivent s’adapter à la demande des populations pour une alimentation plus saine. 68% des Français soutient l’initiative de Picadeli pour une réduction ou une suppression de la TVA sur les fruits et légumes. Allons-y !
L’exemple du Nutri-score
En France, le Nutri-score a été mis en place en 2017. Cet étiquetage nutritionnel a un effet sur le comportement des consommateurs : 57 % de ceux qui sont familiers avec le score ont déclaré avoir changé un ou plusieurs comportements d’achats. Un tiers des consommateurs a même déclaré avoir apporté des changements durables dans son alimentation.
À défaut de promouvoir une consommation aussi néfaste pour notre santé que l’environnement, pour Picadeli, il est urgent de favoriser des produits sains et respectueux de l’environnement. La réduction ou la suppression de la TVA sur les fruits et légumes ne résoudra par tous les défis, mais elle compte parmi les mesures qui permettent d’avancer.
En encourageant la réduction ou la suppression de la TVA, Picadeli espère semer une idée simple dans les esprits : manger sainement et privilégier les produits à faible impact carbone ne doit pas être une question de revenus.
À propos de l'enquête
Le Rapport Vegocracy est basé sur une enquête internationale menée par Kantar, l’organisme de sondages international employant 25 000 personnes dans 90 pays, au nom de Picadeli. L'enquête a porté sur 11 000 entretiens avec des hommes et des femmes âgés de 18 à 65 ans dans sept pays : Suède, Finlande, Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni et États-Unis. Au moins 1 000 entretiens ont été réalisés dans chaque pays. Les entretiens ont eu lieu entre décembre 2023 et janvier 2024. Le prochain rapport Vegocracy sera publié le 20 mars 2024.