La santé s’impose dans nos assiettes
Les préoccupations liées à la santé occupent désormais une place importante dans nos choix alimentaires. Cette étude montre que 19 % des personnes interrogées placent la santé en tête de leurs priorités lorsqu'elles choisissent leur repas – en hausse par rapport aux 16 % de l'année précédente.
Cependant, la récession et l’augmentation du coût de la vie continuent de peser sur nos habitudes alimentaires, souvent au détriment de notre santé. Près d’une personne sur quatre qui ne consomme pas ses portions quotidiennes de légumes indique que c'est en raison d'un manque de moyens financiers. Plus frappant encore, 80 % déclarent qu’ils mangeraient davantage de fruits et légumes s’ils étaient plus abordables.
Ces résultats sont issus d’une enquête d’envergure menée par Kantar pour le compte de Picadeli, entreprise pionnière dans le fast-food sain. L’étude a été réalisée dans sept pays d’Europe et aux États-Unis, en interrogeant plus de 11 000 personnes sur l’impact de leurs habitudes alimentaires sur leur santé et leur qualité de vie.
« Il est évident que la santé est devenue une question de pouvoir d’achat. Mais peut-on réellement se permettre de négliger notre santé face aux risques liés aux maladies de civilisation ? Un changement d’habitudes alimentaires est vital, à la fois pour les individus et pour la planète. En tant qu’acteurs de l’industrie alimentaire, nous avons la responsabilité de mener cette transformation. Chez Picadeli, notre mission est de démocratiser l’accès à une alimentation saine, en la rendant accessible, abordable et savoureuse », explique David von Laskowski, PDG du groupe Picadeli.
Les enfants doivent consommer plus de fruits et légumes – et sans attendre
Sharon Palmer, diététicienne, nutritionniste et experte mondiale en nutrition végétale, soutient cette nécessité urgente de revoir nos habitudes alimentaires.
« Comme l’indique également cette étude, de plus en plus de personnes se préoccupent de leur santé, et cela influence davantage leurs choix de repas. C’est une tendance à encourager. Nous pensons souvent que manger des fruits et légumes pendant l’enfance produit des effets bénéfiques à long terme. Mais ces bénéfices sont immédiats. Nous observons aujourd’hui des enfants présentant des facteurs de risque cardiométaboliques et des taux élevés de cholestérol dès leur première décennie de vie. Cela signifie qu’ils sont déjà prédisposés aux maladies cardiaques. Il est crucial d’agir dès maintenant pour modifier ces comportements. La recherche montre que plus les enfants sont exposés aux légumes – même simplement en voyant leurs parents en consommer – plus ils sont enclins à en manger eux-mêmes. Nous devons tous nous mobiliser davantage », explique Sharon Palmer.
Quelle est donc la solution ?
Si la plupart des gens savent que consommer des légumes est bénéfique pour la santé, beaucoup n’en consomment pourtant pas suffisamment. La question du coût est un obstacle majeur. L’étude identifie également d’autres freins tels que :
- Le manque de priorité accordée aux fruits et légumes dans les repas
- Le manque d’inspiration pour la préparation des repas
- Le manque de temps
« Il n’existe pas de solution unique à ce problème. Sensibiliser sur les bienfaits des fruits et légumes est une étape importante. Réduire la TVA sur ces produits pourrait aussi être une solution. Mais il est également essentiel de changer notre perception des repas à base de légumes. Il faut les rendre plus attrayants : savoureux, rassasiants, chauds et faciles à préparer. Si nous parvenons à faire percevoir les repas végétaux comme une alternative aussi satisfaisante qu’un plat à base de viande, le rapport qualité-prix changera. Ils apparaîtront alors comme une option plus économique, plus saine et plus rapide », ajoute David von Laskowski.
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D’autres insights sont disponibles dans Le rapport Vegocracy consultez-le ici.